Pour les initiateurs d’objets et d’environnements, la notion d’espace est centrale. Mais qu’est-ce que l’espace? Un périmètre physique, une distance, un intervalle, un lieu, un vide, un plein? Qu’implique un espace plein? Une occupation, une densité, un champ de forces? Plein de sons, de lumière, d’odeurs, de mouvements, de matières?

Bio

Artiste en arts visuels, Karole Biron détient un baccalauréat en Arts visuels et une maîtrise en Sciences de l’Architecture. Son travail est axé sur la relation arts/architecture/environnement et la façon de percevoir l’espace, de s’y mouvoir et de l’habiter. Elle a donné à ce jour des conférences et ateliers sur la dynamique forme-lumière, au Québec et en Norvège. Cette spécialité atteste de sa sensibilité à l’égard de la présence de l’objet perçu dans son environnement. Dès 1992 elle réalise des installations immersives impliquant le corps et questionnant les repères architecturaux. Elle réalise des œuvres de grand format intégrées à l’architecture et à l’environnement et a exposé ses productions au Québec et à l’étranger (Bulgarie, Mexique, Brésil, France, Belgique). Elle participe à de nombreux jury et critiques d’ateliers à la fois en arts et en architecture. Sa recherche se poursuit entre autres, à travers la sculpture, la photographie, l’installation et l’utilisation de la lumière et du son.

Curriculum vitæ (PDF)

Démarche

« Mon travail s’inspire des notions de mouvements et de perception en lien avec l’espace architectural, urbain et intime. La rencontre entre le corps et l’espace se produit par l’intermédiaire d’objets, d’images et d’installations souvent immersives jouant avec les concepts de limite, de densité et d’échelle. Le sol y est souvent investi, puisqu’il est une balise par laquelle nous mesurons le monde. Qu’advient-il lorsqu’il est instable, irrégulier ou comporte des éléments sur lesquels nous devons marcher ou qui produisent des sons? Le corps devient alors attentif, le regard et les mouvements se modifient, l’acuité sensorielle est augmentée.

Mon approche formelle tend vers la rencontre d’objets et d’images où résistance des matières, décontextualisation et accumulation de formes, amplification de détails, contrastes de matériaux et de luminosité, variations de mouvements et de sons, sont autant de stratégies servant à construire une réflexion sur notre propre présence au monde.

Les œuvres dans l’espace public sont façonnées de telle sorte que les formes semblent investies d’un mouvement en relation avec les limites spatiales et le caractère du lieu, formant ainsi un dialogue dynamique avec l’espace, comparable à une danse.

Par ailleurs, une maîtrise en architecture m’a permis d’explorer et d’approfondir la relation arts – architecture. Mes recherches portent la dynamique de l’espace architectural et sur la perception de la lumière en rapport aux objets. »

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Remerciements